FRANCE – FORUM EURAFRICAIN DE FEMMES / QUAND L’AUTONOMISATION ECONOMIQUE DES FEMMES RENCONTRE LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Quelle place pour les femmes sénégalaises de l’extérieur dans l’émergence du Sénégal, et notamment dans le développement durable ? C’est à partir de ce questionnement que le Collectif de Femmes Sénégalaises de l’extérieur, en partenariat avec l’ADESAF, a co-organisé, le 04 mai 2019 à Ivry-sur-Seine, une journée sous le signe du partage de connaissances et d’expériences au sujet de leur participation à l’émergence du Sénégal.

A cette occasion, des associations issues de la diaspora ont pu promouvoir leurs actions à travers des stands, et l’ensemble des participants ont pu échanger avec des intervenant.e.s sur deux thématiques complémentaires que sont : « les moyens de mobilisation citoyenne pour une participation civique » et « la place de la femme sénégalaise dans les enjeux de développement durable ». En effet, l’évènement a pu bénéficier de la présence de Christine Jouan Bruneau, de Diabi Gandega, de Thibault Petithuguenin, mais également de Paula Capra, d’Aissata Kone, et enfin, de Mariame Diakhate.

Christine Jouan Bruneau, Présidente de l’association Femmes de Demain (collectif de 72 associations), a ainsi souligné qu’une structuration de la mobilisation citoyenne via une stratégie genre permettrait aux femmes et aux associations de femmes d’être plus représentées et d’avoir un impact plus important. Pour cela, il faudrait selon elle : « avoir une cible d’actions dans le futur, une méthodologie de travail, une structuration de vie associative pour mettre en œuvre une vraie participation citoyenne, et devenir des acteurs à part entière pris très au sérieux par les autorités ». C’est d’ailleurs dans l’objectif de les rendre actrices de l’émergence du Sénégal que l’État a mis en place un dispositif de financement dédié exclusivement aux femmes et aux jeunes. Diabi Gandega est responsable du projet de développement local durable à Ireli au Mali porté par l’ADESAF, et qui accompagne les femmes vers cette autonomisation via des formations à la participation citoyenne « où les femmes osent prendre la parole ».

L’un des objectifs du développement durable est, en effet, de « parvenir à l’égalité des sexes en autonomisant les femmes et les filles. Et, comme l’a souligné Mariame Diakhate d’Apiflordev, cet enjeu peut se réaliser à travers le recyclage au Sénégal : « La gestion des déchets au Sénégal ne pourra passer qu’à travers la sensibilisation. Et cette sensibilisation doit passer par les femmes car ce sont les femmes qui gèrent la majeure partie du ménage […] et après elle pourra transmettre ces informations au niveau de sa famille, de ses enfants ». Elle reprend donc les propos de Paula Capra, du collectif 3R, selon qui l’un des premiers défis du recyclage « en tant que citoyen, c’est de réduire notre consommation ».

Cet évènement a bénéficié du soutien de la Mairie d’Ivry-sur-Seine, du GRDR (Coup de Pouce OSIM), et du Conseil Départemental du Val-de-Marne.

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